Rochefort sur Mer
Clarisse Labadie a ouvert au 1er avril de cette année une fabrique artisanale de biscuits. Sa particularité est son site de production, un atelier mobile dans un camion.
«Je n’ai pas encore commencé les marchés, j’ai pris du retard», constate la jeune chef d’entreprise. En effet, son four tout neuf l’a lâchée.
«Mon objectif, explique-t-elle, est de faire de la cuisson sur les marchés et de proposer aussi du tout prêt. Sinon, je réponds aux commandes que je reçois sur Internet. Quand la commande provient d’un client hors département, l’expédition est effectuée par la Poste».
En
Charente Maritime, la commande peut être passée par mail et la livraison se fait en camion. Pour l’instant, les commandes par Internet proviennent surtout de
La Rochelle et Rochefort.
Les biscuits sont présentés à la douzaine, une sorte par douzaine,
«mais je peux faire des assortiments, notamment sur commande».
«Je fais très attention aux associations de biscuits dans les paquets», insiste-t-elle, car certaines essences ne se marient pas bien.
La pâtissière utilise de nombreuses farines différentes bios, des œufs bios, du beurre AOC de Surgères.
«J’ai passé un partenariat avec les laiteries de Surgères pour un gage de qualité».
Elle utilise également de nombreuses céréales : pétales de maïs, épautres, noix, fruits secs tels que raisins, dattes, et des épices : gingembre, cardamone, fève tonka issue de Guyenne
-«Un épice merveilleux !»- et travaille avec un maximum de produits locaux, au-moins français.
Cette installation est le résultat d’une grosse reconversion.
En effet, la jeune Béarnaise travaillait pour France Telecom comme assistante de communication à Avignon. Le service a fermé, on lui a proposé un reclassement qu’elle a refusé.
«A la veille de mes 35 ans, je me suis dit que c’était le moment de réfléchir à ce que je voulais faire».
Sa passion, c’est la pâtisserie, le travail de la farine et du beurre, pour être précis. Elle a donc passé un CAP de cuisine et suivi des cours de pâtisserie –la pratique :
«J’ai beaucoup appris», s’enthousiasme-t-elle. Au cours de cette année de formation, son projet a pris forme et elle a tout repris à zéro.
«J’ai tout acheté, explique-t-elle, le camion, un ancien camion magasin que j’ai transformé et équipé avec four, frigo pour faire un laboratoire de production de biscuits qui réponde aux normes d’hygiène. Pendant les cours de cuisine, on nous a beaucoup sensibilisés aux normes d’hygiène. J’essaye de travailler avec les services vétérinaires».
Connaissant la Charente Maritime, elle a décidé de s’y installer.
Aujourd’hui, elle commence à bouger un peu, l’activité commence à prendre.
Et elle fait ce qu’elle aime. Elle n’en vit pas encore mais l’avenir est prometteur. Son projet a d’ailleurs retenu l’attention du jury du concours Talents organisé par la Boutique de Gestion.